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Tome second.
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47r Dissertation Hist. et Apolog.

me ils ont fait, en disant qu’il n’avoit avancé ces principes que dapsle rems d’un Schisme opiniâtre, §C inextirpable, sans mettre cesmaximes en usage (a). C’est ce qui paroît encore bien manifeste-frlfix opp I P ent par la Lettre de consolation que T Archevêque de Lyon écrivitCerf. Am- L 17. Juillet 142.9. au Frèredu Chancelier Gerson, c’est-à-dire, cinq•verp. 1705. ou six jours après la mort de ce dernier. II est dit dans cette LettreFol.CLXVII. q ue Q er s on a souffert un long exil four la Vérités qu'il a réfuté les héré-sies, exalté les verìtez, qu'il en a été le glorieux Confeffeur, même le

(b) ub. fupr. j Martyr (b). II semble même que le bon Celeftin esit quelque inquié-Fol.CLXX. tude de ce que son frère s’étoit ingéré dans des matières de si haute

importance, & :si susceptibles de contradiction. Ne vous inquiétezf oint , lui dit l’Archevêque, de ce qu'il a résolu des difficulté z épineu-se r, croyez-moi, il n'a point laiff'é de pareils apr'es lui à cet égard-, pro-fitant toujours dans le champ du Seigneur, il n'a point donné de relâcheà fa plume pour transmettre à la postérité l'éclaircissement de plusieursdiffìcultez. Enfin, s’il s’étoit rétracté, il n’auroit pas manqué de,ledire dans son Testament par lequel il lègue sa Bibliothèque aux Ce-leítins d’Avignon, environ un an avant fa mort. Je vous prie, leurdit-il, Mes trfes-chers Pérès, (st Frères, de conserver ce très-petit thré -.for, de ne le point aliener , mais auffî. de ne le pas cacher, au contrairede le communiquer selon la prudence du Supérieur.... .J'ai résolu de fai-re une liste tant de mes Livres, (st de mes Traitez, que de ceux des au-

(c) vb.fupr, tres (c). S’il en avoit désavoué quelques-uns, c’étoit-là PoccasionFol.CLXIX. ,j e j e âire. Mais je fuis confus de m’arrêter si long- tems à prouver

un fait aussi évident que la fermeté invariable de Gerfirn dans les prin-cipes fur lesquels le P. Désirant prétend qu’xl s’est rétracté. II apourtant fallu y insister, parce que Gerson ayant été.un des princi-paux arcboutans du Concile de Constance, il n’auroit pû fe .rétrac-ter des principes en question, fans donner une grande atteinte à ceConcile. Voyons à présent si le Concile de Constance s’est rétracté,comme le soutient í’Ermite de St. Augustin, dans fa III. Disser-tation.

XI. Le titre de cette Dissertation est, des Rétractations de la J.Obédience du Concile de Constance, fur les Actes des 13. premières Ses-sions. L’abregé de la Dissertation qui fuit est un tissu de faussetez,& de contradictions. Le P. Désirant dit d’abord, que la faction Gi-beline ( 1 ) avoit perdu son triste nom, (st s'étoit changée dans la séditionGersoniéne, qui produisit le Concile de Pise. 1. II n’est pas vrai quellafaction Gibeline fût éteinte avant le Concile de Pise. Si le Maréchalde Boueicaut abolit les noms de Guelphes, & de Gibelins à Gènes, cesfactions désoloient encore le reste dç l’Italie, elles mirent Rome en

com-

(1) II y avoit deux Factions en Italie, l’une appellée Gibeline, qui étoit pourJ’Eiripereur, sr les Princes Séculiers, l'autre appellée Giielphe, qui étoit alors pour!cs Pa’pes. - -