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Tome second.
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Dissertation Hist. et Apolog.

(») Choisi té.sufr.

si cela est, je croirois que les Patriarches d’Orient voulurent faire leshonneurs de leur Pais, d’autant plus que l’Etnpereur dans fa Lettrede convocation ne donne au Pape que le titre de très-saint Archevê-que de la très-heureuse Rome (a). 3. On ne comprend pas bien com-

ment les choses auroient changé de face en si peu de tems. Au Con-cile de Nicée en 32,5*. c’est Eustathe Evêque à' Antioche,ou Hofius E-vêque.de Cordouë qui président, & nullement les Légats du Pape quiy étoienc préscns. En 431. Cyrille d'Alexandrie présida au Conciled’Ephese, commis par l’Empereur à cet office, quoi que Celestin yeût ses Légats. Ils étoient auffi en 448. au second Concile d’Ephe-se, mais ce fut Dioscore Evêque d’Alexandrie qui y présida. Et ce-pendant au bout de trois, ou quatre ans, voila les Légats du Papequi président au Concile de Chalcedoine. Cela se peut pourtant.Les affaires du Nestor ianisme , & de l'Eutychlanisme avoient tellementbrouillé l’Orient, que les Patriarches, étant tous , pour ainsi dire ,Parties, on put être obligé d’avoir recours aux Légats de l’Evêquede Rome pour la Présidence, & l’on fait que ces Evêques ont rare-ment manqué de justifier le Proverbe, Inter duos liîigantes tertiusgaudet. Quoi qu’ilen soit, nous n’ayons pas besoin de cette discus-sion , pour prouver que le Concile de Chalcedoine se crut Supérieurau Pape, & même en présence de ses Légats, qui, à ce qu’on pré-tend, y présidèrent. Le Pape Léon avoit écrit à Flavien Patriarchede Constantinople une Lettre qui étoit une espèce de Symbole deFoi sur les matières agitées. Cette Lettre fut examinée dans toutesles formes au Concile, & confrontée avec les Symboles de Nicée,& de Constantinople, Sc les Lettres Synodiques de Cyrille , Lc en-suite applaudie par toute l'Assemblée. Cet examen d’une Lettre d’unPape par un Concile n’est-il pas une bonne preuve de la Supérioritéde çe dernier? St. Léon lui-même le reconnoît & íl s’en félicité. Jeme glorifie au Seigneur , dit-il, dans fa Lattre écrite à Fheodoret aprèsle Synode, de ce qu'il n'a pas permis que nous repussions aucune at-teinte de la part de nos Freres , ni que ce qu'il avoit défini d'abordpar notre ministère fût destitué du consentement de toute la fraterni-tés afin qu'il parût que ce qui avoit été établi par le premier de tous

(b) Antìq.■Eecl. Vifcipl.Viffert, VI.rp.388.389.

les Siégé s par toit véritablement de lui (du Seigneur ) ayant été confir-mé par le jugement de tout le monde. Voila un Pape qui à la véri-té prétend que le Siège de Rome est le premier de tous les Sièges,mais qui en même tems le reconnoît inférieur au Concile Général.M. Dupin a fort bien remarqué que fur la sin de ce même Siécle}dans la condamnation d 'Acacìus Patriarche de Constantinople lesPapes Félix III. & Gelase I. ne voulurent point qu’on s’en rapportâtà leur propre jugement, mais à l’autorité du Concile Général deChalcedoine dont ils ne se disoient que les exécuteurs (b).

II en fut de même dans le sixième Siécle. Lc P .-.Noël Alexandren’a pas jugé à propos de se prévaloir de ce qui se passa sous le Pape

Vigile