(a) XJb. fupr.( P- Z8r.
(b) De reb.Mogunt. T. I.p. J4 9. Edit.'Francs, w il,
488 Dissertation Hist. et Aporo-g.
hors de l’édifice, quoi qu’il en paroisse un des fondemens (1). Ayantdit ensuite que l’autorité des quatre Conciles, Sc même du cinquiè-me s’étend aux personnes auffi-bien qu’aux choses, il ajoute: „ que,, ces choses ayant été résolues d’un consentement universel, qui-„ conque présumé de delier ceux que ces Conciles ont liés, ou de3, lier ceux qu’ils ont déliés, sc détruit lui-même & non pas eux (les„ Conciles "). Rien de plus formel pour la supériorité des Conci-les Généraux.
Nous voici arrivés au VIL Siécle jufqu’où nous avons entendu,non des Docteurs particuliers, mais des Papes se reconnoître infé-rieurs aux Conciles. Poursuivons. Le septième Siécle ne sera pasplus favorable à la prétention du P. Désirant. Ce fut fur la fin dece Siécle-là que se tint à Constantinople le sixième Concile Oecu-ménique contre les Monothéistes. Le Pape Martins, les avoit déjacondamnés dans son Concile de Latran en 649. Ils furent condam-nés depuis par le Pape Agathon en 67p. Cependant voici des déci-sions de ces deux Papes 6c de ces deux Conciles particuliers soumi-ses en <5to. à l’examen d’un Concile Oecuménique, comme cela scfit dans toutes les formes dans les Actions IV. 6c X. de ce Concile,6c comme se voit par la Lettre de l’Empereur Constantin Pogonat auPape Léon II. alléguée par le P. Noël Alexandre (a). Ce fut dans lemême Siécle que le Pape Léon III. déclara bien nettement, que non -seulement il ne le préseroit pas aux Conciles Généraux , mais que même , ilne présumait pas de s'y égaler fis. C’est dans fa Réponse aux Prélats deFrance qui lut avoient demandé si les Conciles Généraux de Nicée,de Constantinople & les fuivans, n’auroient pas bien fait d’ajouter auSymbole le mot filioque , c’est-à-dire, & dufils.
Je ne remarque pas que le P. Noël Alexandre ait tiré pour fa causeaticun avantage du huitième Siécle. II semble en effet que ce Siéclecommence à degenerer, & je veux bien Je remarquer en,faveur duP. Désirant. Si l’on en croit le Jésuite Serarius , ce fut Rpniface éta-bli Evêque d’Allemagne par Grégoire ///, puis premier Archevêquede Mayence qui avança ces propositions dont,1e contraire est, selonîe P. Désirants une sédition, savoir : sue le Pape juge tout le monde ,£5? qu'il ne peut être jugé de personne, sue tout le monde a tant derespeéi pour le Chef du Siège Apostolique , qu'on aime mieux recevoirde son prédécesseur les Canons de la Discipline , £5? les Dogmes deïa Religion Chrétienne , que de l'Ecriture Sainte , de la Tradition desPeres , qu'on ne doit s'informer que de ce qu'il veut ■& 'de ce qu'il neveut pas pour s'y conformer (b).
Les mêmes maximes sont attribuées à ce Boniface dans le Droit
Canon,
(1) g»i squìs eortup (Concilìorum foMtíatem non íenet , etiamfi lapis ejje cernitur,.ta~wm extra ed'ficium j ace t. NB. quisqiíìs , c’est-à-dire, Tout Pape ôt tout Patriarche.Fiat. Alex. ub.fupr. pag. 381. 382-,