a) Difírt.p. x,
foi Dissertation Hist. et Apolos.
sc si t cette pleine réunion. Cependant le P. Désirant ne veut qu’onregarde comme nul, que ce qui se passa jusqu’à la XIII. inclusive-ment (a) . Mais on ne voir pas pourquoi. Est-ce que l’union desEspagnols n’étoit pas aussi essentielle à l’universalité du Concile quela petite Obédience de Grégoire XII. ? Cela est incontestable. II fautdonc déclarer nulle, non-seulement la condamnation des XLV. Ar-ticles de Wìclef dans la VIII. Session, la déposition de Jean XXIII.dans la XII. l’Ordonnance de ne communier, que íous une feuleEspece dans la XIII:, mais aussi la condamnation de Jean Husdans la XV., 6c de Jérôme de Prague dans la XXI., ce qui se-roit sujet à de terribles conséquences, par rapport à í’Eglife Ro-maine. Ce font ces consequences que représenta Thomas de Cor-feillis Chanoine de Paris, envoyé par Félix V. à l’Asièmblée deBourges en 1440 . J’alleguerai ici les paroles de cet Auteur suivantla citation du P. Noël Alexandre. „ Quant à ce que quelques-uns„ veulent dire que la Déclaration qui porte que le Concile a reçu„ immediatement fa, puissance de J. C ., n’a pas été faite par l'E-,, glife, parce que toutes les Obédiences n’étoient pas alors à„ Constance, n’y ayant que la feule Obédience de Jean XXIII.„ cela est manifestement réfuté par la Bulle de Martin N. & de toutn le Concile. Cette Bulle veut qu’on demande à un homrrfe soup-„ ìgonné de Hussitisme, s’il croit que la Sentence du Concile contre„ Jean Hus 6c Jean iViclef a été juste 6c légitime. Cependant il„ est clair que cette Sentence fut portée avant que les trois Obé-„ diences fuslent au Concile. II en est de même du Decret tou-„ chant la Communion fous une seule Espèce ; il n’y avoir que Í’O-„ bédience dé Jean XXIII. Ainsi il paroi t par le contenu de cette„ Bulle que Martin V. a reconnu que le Concile de Constance étoiti, un vrai Concile, 6c qu’il représentoit l’Eglise Universelle, non-,, seulement lorsque les trois Obédiences y furent, mais aussi dans,, tout le tems qui précéda leur union ; Car, quoique toutes les O*„ bédiences n’y fussent pas, elles y avoient été appellées, 6c quand„ elles s’y trouvèrent, elles approuvèrent ce qui s’étoit fait aupara-,, vant. De forte que la prétention de ceux qui impugnent l’auto-„ rité des Conciles Généraux, a été détruite par l’autorité du Siège„ Apostolique, par celle de l’Eglise Universelle, par le Pape, par,, les Cardinaux qui étóient au Concile de Constance.
Ceci pourroit suffire, pour établir PUniversalité du Concile deConstance , lors même qu’il n’y avoir que l’Obédience de JeanXXIII. 6c malgré l’absence des Schismatiques. Dqnnons pourtantun moment d’attention à Mr. Arnauld. Après avoir allégué commeles autres l’exemple du Concile de Trente, il ajoute, que St. Au-gustin auroit eu tort d’appeller un Concile de l'Astique du nom deConcile Universel , ou plenìer , parce que les Evêques Donatiftes quin'étoient gueres en moindre nombre que les Catholiques me s'y trouvoient
point.