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Tome second.
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pour Gerson et pour le C. de Constance, yoj

res Sessions porte fur toutes les autres, puis qu’on ne discontinuapoint à suivre la même méthode, quand les trois Obédiences furentréunies, & que Martin V. lui-même la suivit après l'on élection,com-me le P. Defirant en convient. Ainsi d’un seul coup de plume ilanéantit tout le Concile de Constance jusqu’à la fin. 11 a beau nousfaire illusion avec son explication chimérique du mot concilìariter .Certainement Martin V. ne l’entendoit point comme lui. Autre-ment ce Pape auroit fait le plus grand galimatias du monde, en di-sant,^ ne ratifie rien que ce qui a été résolu à la pluralité des voix, puisqu’il n’avoit été rien résolu de cette maniéré, pendant le Conciledans les Sessions publiques, car pour ce qui regarde les Assembléesdes Nations, on y opinoit par personnes. C’étoit donc dire, je neratifierai rien du tout , (J je casse le Concile. C’est-là le résultat de tousles raisonnemens, ou plutôt de tous les Sophisme? du P. Désirant ,depuis le Chap. XXIII., jusqu’au XLIII. & dernier. 11 triomphede ce que Pierre d'Ailli Cardinal de Cambrai a reconnu que plusieursse plaignoient de la méthode qu’avoít suivi le Concile de Constanceen prenant les voix, & il prend cet aveu pour une rétractation.Maissupposons que cela soit, quelle conséquence notre Auteur en peut-iltirer? Le Cardinal de Cambrai dit que plusieurs se plaignoient de laméthode qu’on avoit suivie d’opiner par Nations, & non par person-nes, donc le Concile s’est rétracté; ou bien même si l’on veut, leCardinal de Cambrai s’est rétracté de cette méthode, donc le Conci-le s’est rétracté. Mais au fonds Pierre d'Ailli ne se rétracta jamais dece qu’il avoit soutenu constamment pendant tout le Concile, tou-chant la Supériorité des Conciles Généraux, & le Droit qu’ils a-voient de corriger, & même de déposer les Papes. II est vrai quefur la fin de 1416. ou au commencement de 1417. on lut publique-ment son Discours de la Puissance Ecclésiastique , où il propose lesdoutes que quelques-uns,ou même plusieurs avoient fur Tordre qu’ontenoit dans le Concile. Occafione prœdiélarum conclustonum , hic occur-runt alìqua dubia qune cìrca ordinem hujus sacri Concilii apud nonnullosmagnarn perplexitatem inducunt (a) . Le premier doute étoit ; „ Si (z)

„ dans ce Sacré Concile les quatre Nations ainsi distinguées, lavoir„ T Italienne, la Françoise, Y Allemande, & Y Angloïse , à l’exclusion 4 °'„ du College des Cardinaux, font un Concile Général, parce que ce., sont plusieurs Conciles particuliers fort inégaux, & difproportion-„ nez, St qui délibèrent à part. Laquelle délibération faice à Texclu-„ sion dudit Collège, Sc non en Session Générale par la collection des„ voix paroît à plusieurs ne devoir point passer pour une déhbera-„ tion du Concile Général faite collégialement '’. Notez bien ce der-nier mot. C’est le mot qui se trouve dans les Manuscrits de Vienne ,de Helmstadt, & de Gotha, mais au lieu d e collegialiter, le P Dé-sirant

(1) Trois mois après, savoir le 7, Fevrier 1415.

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