yo8 Dissertation Hist. et Apolog.
firmt a fourré concìliariter , synodalemmt , je ne sai si c’est de sa tê-te, ou sur l’Edition des Conciles du P. Hardouïn qu’il a suivie, maisje vois bien que c’est pour favoriser sexplication qu’il a donné aumot concilianter , qui constamment ne signifie pas ce qu’il prétend.Quoiqu’il en toit, le doute de quelques-uns, & même de plusieursn’est pas le sentiment du Cardinal de Cambrai , qu’il avoit aisez ex-pliqué ailleurs,- & dont il ne se rétracté.pas ici. Le second douteéclaircira la pensée de ce Prélat. „ Le second doute est, si lesdites„ Nations qui sont de nouveaux Collèges particuliers, lesquels pa-„ roiísent établis à plusieurs contre, ou bien, outre la coutume an-„ cienne des Sacrez Conciles, si, quoi qu’ils.avent pû être instituez5, pour des causes raisonnables, 6c dans des circonstances légitimes,„ ces nouveaux Collèges ont de Droit Divin & humain, l’autorité„ de priver l’Egîise Romaine, & le sacré Collège des Cardinaux„ qui la représente, c’est-à-dire, l’ancien Collège fondé dans l’an-,, cien Droit, dans les Sacrez Conciles Généraux, & dans les De-„ crets des Saints Pérès, de leur droit d’avoir voix dans le sacré(a )v.derH. « Concile, & d’élire le Souverain Pontife (a)”. II s’agitlà, nonT.Vi.p.40. des Sessions publiques, mais des Assemblées des Nations, dont quel-ques-uns auroient voulu ex dune les Cardinaux, lors qu’il s’agiroitde délibérer touchant sélection d’un Pape. Le Cardinal de Cambrain’étoit point de cet avis, parce qu’il prétendoít que l’Eglise Romai-ne, ou les Cardinaux, qui-selon lui la représentent, dévoient con-courir avec le Concile Général à la Réformation, & à l’union del’Eglise, aussi-bien qu’à sélection du Souverain Pontise. C’est cequi paroît par sa dixième conclusion. „ L’Eglise Romaine & tout,, le Concile Général doit concourir unanimement à la Réforma-„ tion générale des Membres deTEglise, donner audience à chaque„ état dans cette réformation, & porter fur elle-même un jugement„ définitif .... 11 ne faut donc point écouter dans ce Concile les„ vains discours de quelques-uns qui disent populairement ( ppulari~,, ter, à la Républicaine) Nous appellerons les Cardinaux, quandf^ibïd. p. „ il nous plaifa, mais non quand il s’agira de leur réformation (b)”.38.39- On voit bien qu’il ne s’agit-là que d’une affaire particulière, & quecela ne porte nulle atteinte aux Décréts de la cinquième Session, nià la supériorité, & à suniversalité du Concile de Constance, non.plus qu’aux sentimens du Cardinal de Cambrai là-deffus. II y avoitbien d’autres points fur lesquels le Cardinal de Cambrai n’étoit pas du.sentiment des autres fans préjudice à ces Articles importants. 11 n’é-toit pas d’avis , par exemple,qu’on fit la Réformation avant sélectiondu Pape, que depuis l’union des Espagnols, les Anglois, à qui il envouloit fissent une Nation à part. Mais tout cela ne sait rien aufond de la question.
II en est de même du Mémoire de la Nation Germanique, sor le-quel le P. Désirant appuyé si fortement. Ce bon Père n’avoit point
encore