quinze ans de suite. Jean de Vienne, ne con-noissant pas mieux leur constitution que lapuissance de Berne, surpris et irrité de cetterésistance, emprisonna dans le château lesprincipaux bourgeois. Le Handfeste porte ,que nul ne peut entrer par force dans la mai-son d’un bourgeois de Bienne (i^y); tousles codes municipaux défendoient les empri-sonnemens arbitraires. Dès que cet attentatdevint public, Bienne requit les secours deBerne. Berne députa aussi-tôt chez les Con-fédérés , et neuf cens hommes des Waldstettesaccoururent se réunir à sa milice. L’évêquefut à peine instruit de leur marche, que,transporté de fureur, il envoya tous ses genspiller la ville de Bienne. Ce pillage s’effectuapar surprise , mais il y eut beaucoup de sangrépandu. L’évêque ordonna ensuite que l’onmît le feu à la ville (tyô;; les gémissemens
(iss) Handfeste de la ville de Bienne, 13J2, au-tre que celui qui est !û tous les ans. C’est de là quesont tirées les notions que j’ai données suc l’espritde la bourgeoisie.
(156) Comme Tschudi attribue cet évènement àl’assistance du comte de Nidau, et qu’au contraireWustisen ne parle pas de ce seigneur, il nous parole