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de leurs barques, montée par trente hom-mes , et plus chargée qu’elle ne devoit l’être,périt avec eux. Les Bernois accordèrent auchâteau un armistice de six semaines, et enmoins de quinze jours, la moitié des assiégésrentra dans la ville. A la fin de la trêve,n’ayant plus d’espérance de voir lever lesiège, du Rossey rendit le château, en seréservant ses chevaux et ses armes. On trouvadans une tour, sous des lambeaux de vête»mens dont une moitié tomboiten pourriture,l’évêque de Lisbonne et le Prieur d’Alcaçova,que les soldats de Nidau avoient arrêtés tpillés et faits prisonniers entre Bienne et So-leurc. Berne leur donna l’hospitalité, des che-vaux, des habits et de l’argent, pour retour-ner en Portugal. Ils lui envoyèrent, commeUn gage de leur reconnoissance, mille ducatspour contribuer aux frais de cette guerre (178).On confirma tous les droits que les anciensseigneurs de Strassberg et de Nidau avoientaccordés à cette dernière ville et à Biiren,c t l’on nomma des baillis pour les adminis-trer au nom de Berne et de Soleure (179).
(178) Etterlin, Schodeler, Tschudi.
f 1 79 ) Pierre Balmer, du conseil de Berne, fut lapremier bailli de Nidau.