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en les auroit taxées de poltronnerie, leurardeur belliqueuse toutes les fois qu’il étoitnécessaire de prendre les armes , prévinrentbeaucoup de guerres privées entre les nobles.C’est ainsi qu’ils étouffèrent celle qui auroitinfailliblement éclaté entre les familles deNeuenstein et de Ramstein. Rodolphe deNeuenstein , irrité de ce que les Ramsteinavoient assisté à la destruction de son châ-teau patrimonial, parles Bâlois, enjoignit àRorenberger, l’un de ses gens et à huit au-tres, de leur courir sus. Ces hommes cons-truisirent des huttes sur les montagnes , endes lieux solitaires, et s’y tinrent cachés,pour attendre au passage Cunzmann et Hem-roann de Ramstein , frères et bourgeois deBâle. On arrêta l’auteur de ce complot ; maison n’osa le juger, parce qu’il s’étoit fait in-corporer secrettement dans la bourgeoisie deSoleure. Des amis de Soleure et de Bâleaccommodèrent cette difficulté. A la diète deZofingen , les députés de Soleure se rendirentdans l’hôtellerie des Bâlois, et là , en présencedes médiateurs , ils les prièrent de mettreRodolphe en liberté. Les Bâlois leur présen-• tèrent une coupe pleine de vin , et des rôtiesde pain, trempé dans le vin et saupoudré de