CHAPITRE III.
Mort de Frédéric de Tokcnbourg ; ses heritiers,
J\ phÈs avoir long tems vécu en bonne in-telligence- avec ses co bourgeois de Zurich ,le comte de Tokenbourg, sur la fin de savie, eut avec eux des discussions fâcheuses.Comme il étoit très-âgé , qu’il n’avoit pointd’héritiers légitimes, et qu’il étoit le dernierde sa maison, ce qu’il désiroit lÿ plus, étoitd’obtenir de l’empereur la liberté de désignerà son gré la personne qui hériteroit de sesdomaines, attendu qu’il se proposoit de lais-ser tout le monde dans l’incertitude à cetégard , le plus longtems qu’il seroit possible.Par là, il vouloit s’épargner le désagrémentde voir, pendant sa vie, un autre individu ,sur lequel il auroit toujours eu moins d em-pire que sur un fils , s’immiscer au moins ensecret, dans les affaires de son administration,sans en être prié , et devenir à la fois l’es-pérance des mécontens , et l’objet de ses pro-pres allarmes. Mais il paroît qu’en général ,on bazardoit rarement de lui rappeller la