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îjout de leurs houlettes ou les menaçantd un bras nerveux, ils surent les obliger dereprendre leur ministère. Il leur étoit assezindifférent de commercer avec leurs supersti-tieux voisins, tant que Dieu permettoit àl’herbe de croître, que les troupeaux leurfournissoient du lait et de la laine, et qu’àl'instar d’Abraham , ils pouvoient, les joursde fête, apprêter un veau délicat pour leurtable. Mats lorsqu’ils apprenoient que desnobles ou qui que ce fut tenoient sur leurcompte des propos de haine et de mépris,ils se précipitoient du haut de leur monta-gne , pilloient , e£terminoient leurs détrac-teurs, et retournoient dans leurs foyers ,consolés de l’injure par le butin dont ilsétoient chargés. Ils disoient de leur patrie» qu’elle seroit leur cimetière, qu’en deçà» de ses limites, ils défendroient leur liberté33 contre le monde entier, ou qu’ils y mour-33 roient indépendans ”. L’abbé de St. Galls évada du pays et se réfugia dans la ForêtNoire. La vengeance des Appenzellois s’é-tendit jusque sur l’évêque de Constance, etleur nom imprima de nouveau la terreuraux villes et aux seigneurs des environs.
Ce peuple fut redevable d’une prospérité