Band 
Tome I.
Seite
125
JPEG-Download
 

4 J Hiſtoirè de la Paix. 125ſorti dane la rũe pour ſe mettre en devoit d aſſem-bler les Officiers& les Soldats des Troupes Lorrain-nes qui ẽtoient en bon nombre dans Bruxelle, one ſaiſit de ſa perſonne& on le mit en ſeuret.

Pour le Duc de Lorrainue que que ſa ſurptiſefüt grande elle mala point juſques à lui faite per-dre ſe jogement qui lui&toit ſi neceſſaire en ſem-

lable occaſion. Il donna einquante piſtoles qu'ilavoit ſur lui A un Sergeant qui le gardoit,& l'enga-gea par ce moyen à ſoufftir qu'il ecriyit un billet& mème Qà le porter. Ce Sergeant s'aquita fidelle-ment de la promeſſe qu'il avoit faite au Duc,&rendit au Collonel Remencourt le Billet cachedans un pain de munition, mais le Comte deLigueville à qui Remencourt le remit comme auprincipal Chef, ne jugea pas à propos de le publier,ni de prendte aucune reſolution que le Duc Fran-goĩs ne fut venu. Voici les paroles de ce billet.

Q Il ne ſoit par dit dans le monde que je naimaintenu à mon ſervice que des traitres& des co-quj],jw. Vous avs une belle occaſion de faire ſentiruf je ſus. Demeures unis enſemble. Ne ſoqexpoint en peine des menaces qui on vous fera de meFaire mourir. Metex tout à fen&a ſang& vousſouvene⁊ avec ardeur& ſidelité de Charles deLorraine.

Cependant le Duc Frangois ativa& pritde com-mande mant des Troupes de ſon frere ſaus ſe ſou-cier beaucoup de l'outrage qu'on lui avoit faite. IIdem para mème de l'argent qui avoit et ſaifi ſurlui auſſi bien que de ſes pierteties, le tout ne mon-tant pas à une moindte ſomme que ttois cent mil-le piſtoles. bout le Duc Charles il fut trausferede la Citadelle d' Auvets en Eſpag ne, où il demeu-ra long tems prilonuier, mais comme les chobesmen tsurncrent pas plus adeautageuſement pourles Elpapnols, ils preterent l'ofeille dans la ſuiteaux prof oſitions qu'il faiſoit de donner ſes Trou-

3 pes,