126 Memoiret pour ſervir
pes,& une graude ſomme d'argent en dtage de lafidélitèe, fi on vonloit je mettre en liberte. II 7cüt neantmoins diverſes opoſitions à ce Traité;tant de la part du Duc Frangois que des Troupesmeémes, mais epfin le Marquis du Carelet, quiavoit toujours& fdelle au Duc, le mit en exe-cution, du moins autant qu'il toit en ſon pouvoirde le faire, en Obligeant la ſoldateſque à ptéterſerment de fidelité au Roi d'Eſpagne. Le DucFrangois en fut extréèmement alatmé„ Ke ptitauſſi tõt reſolution de paſler en France avec lestroupes, dans la veüe, comme on etut, que les Eſ-pagnols imputeroient encore le coup au Duc Char-les ſon flere,;& qu au lieu de lui donner la liberté;ils le reſſerreroient encore plus etroitement; quecependant, il feroit ſes afaixes à la Cour de Fran-ce, ſoit en ſe joignaut à la Pucheſſe Nicole, Ouen mariant ſon fls alnè à une nice du Cardinal.Quoi qu'il en ſoit il marcha vers Guiſe avec tou-tes les Troupes qui le ſuiyitent voloutiets,& 8&=tant en effect accommodè avec la Ducheſſe il mitles affaires dans un tel point que les Elpagnols nedoutant point que Chatles ne les cut trompes letintent plus ſextè que jamais.
Cela dura juſgues àce que les nouvelles furentvenũes à Madrid de la coneluſion des articles bteli-minaites que Pimentel avoit negotiez à Patris. A.lors on commenga à le ttaiter plus doucement. LeRol Catholique lui fit dite pat le Baton d'Auchi;Jun des Miniſtres du Conſeil de Flandres, qu'onJui laifſoit la ville& les envirous pour priſon,& deux mois apres lots que dans les Confetencesdes deux Ai les choles futent reduites aupoint qu'il n'y avoit plus rien à aprehender à l'.gard del execution des articles, ou lle mit en plei-ne liberté,& on lui fit dite encore par le Barond Auchi qu'il pouvoit aller à la Confetence& par
tout ailleurs od il lui plaixoit.II