148 Memoires pour ſervirſortes de raiſons doivent aſfecter dien parler au-rrement, que lejugement que je fais de Dom Lollielt quiil n eſt pas inſormẽ des afſnuires etramge-rec, ce qui eſi cauſe de ſon irrtſolution,& dadoute quiil a de decider des moindres choſes, cartout eſt capable de l arròter court,& cet la rai.ſon pour laquelle il remet toſtſours 4 faire re on-
ſur cent choſes& ſur cent expedients que je luspropoſe ſur le champ.
Et ce qui me doune plus de peiue en tout ceci,ce que mictant imagine que je pourrois reſou-Are de grandes faires avec lui pour le bien de laChretientè,& poun la gloire& liavantage derdeux Rois; je ue voir pas jour d pouvoir rien eſaperer la- deſſus, quolque je ſols réſolu de feire toutee qui pourra humainement dependre de tout mesſeius pour y porter ſoneſprit, en lui faiſant touscher au doit la reputation qu'il acquerra en ſonparticulien en entendaut àapec moi,&. conue-mant enſemble des moyens qui pourroient relevercelle des deux Roir& des deum Etats.
Les autres Lettres du Cardinal ſont du mèmefile,& il n'eſt pas beſoin d'en lire beaueouꝑ poury reconnoitre les impreſſions d ſavantageuſes queces Miniſttes avoient pris Fun de l'autre. Celaelt rcemarquable, comme j'ai dit, mais non pas
etonnant, ſur tout quand on conſidere la differen-
ce d'eſprit qui ètoit entr'eux. Naturellement onneſtime que ſes propres maximes,& l on n'aprou-re que ſes propres inelinations. Celles de PomLoiiis& du Cardinal etoient. juftement l'extré-mitè opoſcèe les unes des autres. Le moyen qu'ilsſe fuſſent beaucoup aimez& eſtimez? Cela n eſtpas poſſible.
Ce n'eſt done point dans les Lettres du Car-dinal Mazarin, ni daus les crits de ſes partiſansqu'il faut chercher le portrait de Dom Loüis,
nen plus que celui du Cardinal daus ceux que la
Fronde
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