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2 Hidloire de la Paix. 145
Fronde repandoit en ce tems-Ja par miliers en Eu.robe ʒ clelt dans les Hiſtoires non ſupectes de flat-terles, ou de paſſion qui en ont etc ècrites depuisPartieulierement dans les faits qu'elles contien-Bent. On y erouvera pour le dire en peu de motsflae Dom Lodiis etoit iſſu de Pune des plus no-les familles d Elpagne, qu'il étoit neveu du fa-meux Comte Due d'Olivatez,& qu'il lui ſuece-den tous ſes biens& honneurs, ſans ſucceder àW inclinations violentes& ambitieuſes que leomte Duc stoit is ſuportabſe par ſon orgueil,autant Dem Lou etoit agtèable pat ſa douceur,toit naturellement plein de bonté, charitablekacile, attaché aux intéréts de ſon Roi d'unemaniere non ſeulement inviolable, mais ſerupu-eule,& c' etoit ce qui augmentoit un peu ſes irẽ-ofütions. II craignoit que ſon humeut trop fa-facile& lon trop grand amour pour la Paix neVengageät en quelque fauſſe de marche;& le Car-
dinal temarqua avec ſatisfaction; quꝰ a peine eut-il lache que le Roi Catholique ſon Maitre cede-toit Aveſnes au Roi T. C. qu'il s'en repentit,&offrit julqu'à quatte millions pour degager ſa pa-ftole. Il n'y avoit point de jour qu'il ne parlät deA condecendance quꝭ il avoit eu en cette occaſion.domme d'une foibleſſe condemnable& qui pou-voit lui attirer avec juſte raiſon la diſgrace duRoi ſon Maltre& k delaveu des Eſpagnols. Jeais cette remarque pour montrer commbien lamodeſtie& la retenuẽ de Dom Louis Croir gran-des car tout le monde ſait aſſe que bien Joinerte delaprouys à la Cout, il y fut regu à ſon
tour avec aplaudiſſement& dans le contentementdrtreme que le Roi reſſentit de ſa negotiation,il voulut en couronner le ſuccès par une illuſttemarque de ſa reconnoiſſance, en erigeant le Mar-quiſat de Carpio Jui appartenoit a Dom Loüisen Puché Grandeſſe de la premiere claſle,& en3 lui.