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4 Hiftoire de la Paix. 305Tres. Chrétien. II ny avoit que deux choſes àetaindte, Pune que cette meme Alliance quetout le monde ſgavoit bien avoir te rompuꝭ dela part du Roi d Angleterre que par une conttain-te formelle du parſement; ne fut une occaſionaux Alliez de refuſer ſa Mediation„& l'autre quela Maiſon d Autriehe& le Prince d' Orange; quiaroient leurs raiſons particulieres pour continuerJa Guerre, n'apportaſlent des obſtacles aux Ne-gociations de la Paix. Tout cela neanmoius ue futpoint capable de le detourner de ſon deflein„& lemauvais ſucceꝝ des offices paſſea ile la Suede, dontil vo yoit bien d'ailleurs que les Alliez dtoient las;lui donnant lieu de eroire que c toit à lui queFhonneur de procuter la Pai toit reſervt, il nebalanga point à offtir la Mediation aux Princi-paux intereſſez par ſe moyen des Ambaſſadeursqu'il avoit aupr es deux. Le Roi Tres ChretienVaccepta d'abord; mais pour l' Empereur& leRoi d Eſpague ils ſe contenterent de rẽpondrequlils en delibereroient avec leurs Alliez. Quandaux Etats comme le Roi fHavoit point encore deMiniſtte aupres deux tout ce que le Roi pũt fairedabord ce fut de Sen ouyrit à Van Beuninge undes trois Ambaſſadeursqu'ils lui avoient envoyezapres la Paix,& lequel lui avoit re pondu qu'ilne doutoit poiut que leurs Hautes Puiſlances neVLacceptaſſent avec plaiſir;& qu'ils ne conſentil-ſent meme que le Trait ſe fit a Londres. Cetteteponſe acheva de ledeterminer entierement,&comme il ſgavoit que les ſentimens de Van Beu-dinge etoient ratement dementis par les Etats, ilcrüt qu il ne hazarderoit rien en ne differaut pasdavantage à leut offtit la Mediation- Le Cheva-lier Temple qui avoid awtrefois menage& conclule Ptaite de la Triple Alliance,& duquel le Mi-niſt exe etoit d ailleuts agreable à l Elpagne&a*