PREFACE. íijgrand loisir. On lui proposa d’abreger sonplan , de se borner à l’histoire de la dé-claration du Clergé de France de r68r.8c d’entrer dans un certain détail des cau-ses qui depuis i68a. ont fait perdre devue à beaucoup de François les anciennesmaximes de leurs Peres. Ces causes fontpalpables & puisées dans les troublesdont l’Eglise de France est actuellementagitée. Mais Fauteur du plan, qui neveut écrire que dans un esprit de paix 8cpour concilier tout le monde, s’il étoicpossible, fur les points qui font l’objetdes contestations présences , juge qu’iln’est pas encore tems de traiter une ma-tière si délicate , 8c que son ouvrage ve-nant à paroître pendant la chaleur desdisputes, beaucoup de personnes seroientpeu disposées à l'écouter avec le sens froidnécessaire pour sentir 8c goûter des véri-tés fortes, qui condamnent leurs préjugés& leurs erreurs.
Cependant comme quelques propo-sitions hasardées dans des Livres 8c dansdes Thèses, ont réveillé l’actention desMagistrats chargés de veiller à la conser-vation des maximes 8c des libertés de l’E-glise de France , & leur ont fait craindreque l’Ucramontanisme ne prît racine dansle Royaume, on a cru devoir venir au