Pieces justificatives. f f
jouir à sombre de leurs lauriers de la tranquillitéqui leur est nécessaire, & quêtant aussi témoinsdes vertus & des glorieuses actions de ces Princes,elles pussent les rendre immortelles par leurs ou-vrages.
Ce grand Roi y appellales plus (çavans hommesde ce siecie, & la France ressentit bientôt le fruitde leurs travaux. Les Prélats élevés dans cette cé-lébré Ecole fortifièrent la Religion par leur vertu& par leur doctrine dans les lieux où elle étoicétablie, & répandirent avec zélé les lumières dela foi dans ceux où le dcmon seul avoir régné sou-verainement jufqu’à ce tems.
D'autre part, elle reçut des Ordonnances de nosRois qui servirent de régies aux Officiers que cesPrinces établirent dans la fuite > pour rendre jus-tice à leurs sujets 5 & il n’y a eu aucune des scien-ces qui peuvent être utiles ou agréables aux hom-mes , que l’on n’ait enseignées dans cette illustreEcole, & dans laquelle plusieurs personnes n’ayentexcellé.
Aussi nos Rois & les autres Princes de l’Europeont souvent consulté vos lumières dans les plusimportantes affaires de l’Eglise , & ils ont reçu vossentitnens avec beaucoup de déférence. De quelpoids furent-ils pour étouffer ce schisme qui affli-gea l’Eglise durant tant d’années ? Quel rang vosDocteurs ont-ils tenu dans les Conciles ? Et n’yont-ils pas été honorés par ceux-mêmes à qui 1»doctrine & leur sincérité n’étoìent pas agréables ?
La pragmatique , l’une des plus saintes loix dece Royaume, n’a-t’elle pas été en partie l’ouvragede la fermeté avec laquelle un Docteur de votrecorps soutint devant le Roi Ch.tr’es VII. la causedu Concile de Basse qui l’avoit député , contre lesEnvoyés du Pape Eugène? C 4