7 6 Pleces jufllficatîves.
Mais ils feroient fans doute bien étonnés , s’ilsfçavoient que je ne fais que traduire les termes,dont quatre Cardinaux , & cinq Ecclésiastiquesles expliquerent au Pape Paul III. après qu’il leseut obligés par la religion de leur ferment, de nelui dissimuler aucune des choses dont la connoif-íànce lui ctoit nécessaire pour réformer la Courde Rome.
Heureux Pontife d’avoir pù trouver un si grandnombre de períonnes, qui a.yent osé porter la■vérité jufqu’à son troue , où ces fidèles Conseillersdisent quelle arrive rarement : mais heureux en-core s’il n’a point eu à rendre compte à Die*dans son jugement terrible de n'a voir pas fait -5.l’ufage qu’il dévoie de ces avis dignes de la vertude ceux qui les lui donnoienr.
Et si tous ses successeurs n’ont pas le mêmeavantage d’avoir des ministres si sincères & siéclairés à consulter fur leur autorité & fur cellede f Eglise , ils n’ont qu a demander quelle en estTétendue à ceux de leurs prédécesseurs qui doiventêtre regardés comme les oracles du saint Siège& de toute l’Eglise.
Jules & Innocent T. S. Léon , S. Grégoire Scplusieurs autres qui ont succédé à leurs vertusaussi-bien qu a leur Siège, leur diront que c’estassez pour eux d’être les chefs & les premiers desmembres de f Eglise , que les Canons font les ou-vrages du S. Esprit qui la conduit par ses lumiè-res , qu’ils méritent les mêmes respects que TE»vangíle, que leur véritable grandeur & leurobli»gation la plus étroite consistent à les faire obser-ver dans fEglife, & qu’ils ne trouvent de íûretcT& de remède à la foibîesse, dont leur dignité nales garantit pas, qued’obferver eux mcmes exactement ces saintes régies.