Pìcces justificatives. 97
íérober ce paquet à son adresse , c’est désobéirformellement au Pape , sans obéir à Sa Majesté ;violer la plus sainte loi qui fut jamais & la plusnécessaire, de peur de toucher à une loi qui n’estpas ; & par une fausse délicatesse commettre un cri-me inouï. Cette raison Ionienne de ceque je voyoisqui s’ensuivroit de.sâcheax dans ma Communautéde la suspension de ces ordres, dont il ctoit venuplusieurs avis, les Religieux timorés & accoutu- .niés à une obéissance simple & tranquille, princi-palement à l’égarddeSa Sainteté, souffrent avecpeine ces interruptions & ces vuides, fur-toucquand ils peuvent soupçonner qu’il y entre quel-que chose d’étranger , que le Supérieur y entendfinesse, & qu’il agit par des vues humaines & poli-tiques. On en parloit > on commençoit à craindreces petits mouvemens. Ces inquiétudes sourdes, &cependant saintes & édifiantes, ne font pas de pe-»rite conséquence dans la-clôture ; un Supérieur sagey a égard. La premiere raison , dis-je , soutenue decelle-ci, me détermina enfin àsuivre ce penchant;& j’avoue sincèrement qu’après une agitation d’es-. prit de près d’un mois , je sçus bon gréa ma rat-ion d’êcre revenue enfin me rendre le repos, feréconcilier avec ma conscience, & lever le scru-pule qui m’avoit arrêté.
■ Mais outre l’ouverture de ce paquet & la pu-blication de cet interdit en pleine Communauté,on en a fait encore l’enregistrement dans le livredes délibérations. Cela est, je ne le désavoué pas;mais je lupplíe la Cour de reniai qu:r que dansle stile régulier & selon les maximes de tous les"Monastères, l’enregistrement des ordres des Supé-rieurs est fesser naturel de l'ouvemire des dépêches& de la publication. A la vérité, ouvrir un paquet.