to É z o c s
idées éternelles, ou par des combi-naisons de masses , de figures & de
inventeur d’une philosophie nouvelle. Mais l’hommetrop ignorant & trop hardi, ne pouvoir consentirJong-temps à ne connoître que îui-même. On s'ehncede nouveau dans l’Univers. Pythagore avoir toutexpliqué par les nombres : Platon explique tout parles idées. J’ai peine à le suivre dans sa métaphysiquesublime, élevé au dessus des sens & de la matière,dessinant un monde intelligible, image & productiondu premier Etre » son idée incréée, plan & modelsde tout ce qui existe & qui existera à jamais. Lemonde sensible n’est que cette idée éternelle » mani-festée au dehors. L’Être intellectuel est inaltérable &parfait. L’Être matériel» incapable d’une stabilité d’es-sence, change, tombe, s’éleve, naît, meurt, se dé-truit & se reproduit sans cesse. De ce mouvementcontinuel & rapide naissent sans cesse de nouveauxrapports dans la matière. On ne peut donc ni lasaisir, ni la connoîtrerla vérité n’est que pour Dieu,la vraisemblance pour l’homme. Dès ce moment,Part de douter se réduit en principes. L’esprit hu-main , comme une vague flottante, est sans cesseentraîné vers les extrémités opposées. Ici la matièreest dans un mouvement éternel ; ailleurs elle estdans une éternelle immobilité'. Suivant la Secte Éta-tique , toutes les parties de l’Univers sont assoupiesdans le repos. Le monde entier n’est qu’une masse.Kien ne croît, rien ne vit, rien ne meurt. Les sens& la raison sont donc éternellement trompés. Pyr-rhon s’éleve d u milieu de cette Secte , &, il proscrit