Buch 
Eloge de René Descartes : discours qui a remporté le Prix de l'Académie Françoise en 1765 / par Thomas
Entstehung
Seite
40
JPEG-Download
 

40

É L O C E

a une éducation pour Tliomme vul-gaire ; il n r y en a point d'autre pour

étant encore an College, sa fameuse analyse . Ce seroitun prodige bien plus étonnant que celui de Newton ,qui, à vingt-cinq ans avoit trouvé le calcul de P infini.Quoiqu’il en soit de cette particularité, Descartesfinit ses études en ifiir. Le fruit ordinaire de ces"premières études est de s’imaginer savoir beaucoup.Descartes étoit déja assez avancé pour voir qu’il nesavoit rien. En se comparant avec tous ceux qu'onnommoit Savants, il apprit à mépriser ce nom. Delàau mépris des sciences il n’y a qu’un pas. 11 oubliadonc & les Lettres Sc les Livres Sc Pétude; Sc celurqui devoit créer la philosophie en Europe , renonçapendant quelque temps à toute espece de connois-sance. Voilà à peu près tout ce que nous savons despremieres années de Descartes. Aujourd’hui que l’oninoccupé beaucoup de Péducation , & que Pesprit hu-main, après cinq ou six mille ans, commence enfinà chercher les moyens de former des hommes , il neseroit peut-être pas inutile de rassembler tout ce qu’onjlêut savoir sur Pcducation des hommes célébrés. Ceseroit une espece de physique expérimentale sur lesíimes qui auroit son utilité. Tous ces faits réunis Sccomparés pourroient conduire à des principes ; Scpeut-être à la fin, pourroit-on former un systèmecomplet qui auroit ses réglés générales & particulièresselon les Gouvernements, les Religions, les climats ,là force ou la foiblesse des organes » la trempe descaractères Sc des esprits, les rangs des Citoyens, &tes différents buts de chaque éducatiçn. Mais peut--