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l’homme. En effet , qu’est - ce queméditer ? C’est ramener au dedans denous notre existence répandue touteentiere au dehors ; c’est nous retirerêe l’Unìvers pour habiter dans notrea vire -, c 1 est anéantir toute Inactivitédes sens pour augmenter celle de lapensée, c’est rassembler en un pointtoutes les forces de l’esprit ; c’estmesurer le temps , non plus par lemouvement & par l’espace, mais parla succession lente ou rapide des idées.Ces méditations, dans Descartes ,avoient tourné en habitude (k). Elles
(K) Dès son enfance, Descartes avoitl’habítudede-méditer* LorsquUl étoit à la Fléché, on lui permettoit, àcause de la faiblesse de sa santé, de passer une partie desmatinées au Ut. 11 employoit ce temps à réfléchir pro-fondément sur les objets de ses études ; & il en con-tracta L’habitude pour le reste de sa vie. Ce temps,où le sommeil a réparé les forces, où les sens sontcalmes, où l’ombre Lc le demi jour favorisent la rê-verie » & où Pâme ne s’est point encore répanduesur les objets qui sont hors d'elle , lui paroissoit leplus propre à'la pensée. Cest dans ces matinées qiviï-
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