6"o È L O G z
son ame se reposoit de ^inquiétudequi la tourmentoit par-tout ailleurs-.
homme ; & il se trouva que le Militaire de vingt ansen savait beaucoup plus sur la Géométrie, que lëvieux Professeur de Mathématiques. Deux ou troisans après, étant à Ulm en Souabe, i! eut une aven-ture à peu près pareille avec Faulhaber , Mathémati-cien Allemand. Celui-ci venoit de donner un gros.livje sur r Algèbre, & il traitoit Descartes assez lès—tentent, comme un jeune Officier aimable, & qui neparoissoit pas tout-à-fait ignorant. Cependant un jour,à quelques questions qu’il lui ht, il se douta que Des-cartes pouvoit bien avoir du mérite. Bientôt , à laclarté & à la rapidité de ses réponses sur les questionsles plus abstraites, il reconnut dans ce jeune hommele plus puissant génie, fk ne regarda plus qu’avec res-pect celui qu’il croyoit honorer en le recevant chezlui. Descartes fut lié , ou du moins fut en commerceavec tous les plus savants Géomètres de son siecle-.11 ne se passoit pas d’année qu’il ne donnât la solu-tion d’un très-grand nombre de problèmes qu’on luiadressoit dans sa retraite ; car c’étoit alors la méthodee.ìtre les Géomètres, à peu près comme les anciensSages, & même les Rois dans l’Orient, s’envoyoientdes énigmes á deviner. Descartes eut beaucoup àpart à la fameuse question de la roulette ou de lacyelokle. La cycloide est une ligne décrite par lamouvement d’un point de la circonférence d’un cercle,tandis que le cercle fait une révolution sur une lignadroite. Ainsi ,. quand une roue de carosse tourne,un des clous de la circonférence décrit dans Pair un*