DE D E S C A R T E S. ??
êcre , le reste de sa vie, les objetsde ses pensées. Il se consacre à cette
n connues , où il reste enfin plus de traces de" Pheureuse & tranquille innocence de nos peres ?M Je ne sais pourquoi vous êtes si amoureux de» votre ciel d’Italie ? La peste se mêle avec Pairqu'on y respire ; la chaleur du jour y est insup-» portable ; les fraîcheurs du soir y sont malsai-» nés ; sombre des nuits y couvre des larcins &» des meurtres. Que si vous craignez les hivers duNord, comment à Rome,même avec des bosquets,» des fontaines &. des grottes, vous garantirez-vous» aussi bien de la chaleur, que vous pourrez ici,„ avec un bon poêle ou une cheminée, vous ga-,, rantir du froid ? Je vous attends avec une petite» provision d’idées philosophiques qui vous feront« peut-être quelque plaisir ; Ôt soit que vous ve-" niez ou que vous ne veniez pas » je n’en serai" pas moins votre tendre &. fidele ami. « Cettelettre est très intéressante. D’abord elle nous faitvoir le goût de Descartes pour la Hollande » Ôcîa maniéré dont il y vivoit. Elle nous montre en-suite son imagination & le tour agréable qu’il savoitdonner à ses idées. On a accusé la Géométrie dede sécher Pesprit; je ne sais s'il y a rien dans toutBalzac où il y ait autant d’esprit & d’agrément.L’imagination brillante de Descartes se décele par-tout dans ses ouvrages ; & s’il n’avoit voulu êtreni Géomètre , ni philosophe , il n’auroit encoretenu qu’à lui d’etre le plus bel esprit de sontemps.
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