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Descartes. 8§,
m’éleve avec lui jusqu’à la premierecause. Newton la chercha dans lesmondes ; Descartes la cherche danslui-même. Il s'étoit convaincu deInexistence de son ame ; il avoit sentien lui l'Être qui pense , c J est-à-dire,l'Ëtre qui doute , qui nie , quiaffirme, qui conçoit, qui veut, qui' a des erreurs , qui les combat. CetÊtre intelligent est donc sujet à des
objections » & y répondit. Le célébré Arnaud fut dunombre de ceux qu’il consulta. Arnaud n’avoit alorsque vingt-huit ans. Descartes fut étonné de la pro-fondeur & de Tétendue de génie qu’iî trouva dans cejeune homme. II s’en falloir de beaucoup qu’il eûtporté le même jugement des objections de HobbesSc de celles de Gassendi. II fit imprimer toutes ces ob-jections avec les réponses , à la suite des méditations.;Lc pour leur donner encore plus de poids > le Philo-sophe dédia son ouvrage à la Sorbonne. Je veuxV?appuyer de Vautorités disoit-il, puisque la vérité estsi peu de chose quand elle est seule. U n’avoit pointencore pris assez de précautions. Ce livre, approuvépar des Docteurs, discuté par des Savants , dédié 4la Sorbonne, & où le génie s’épuise à prouver l’exis-tepce de Dieu & la spiritualité de Tarne , fut mis >vingt-deux ans après, ù \ Index à Rome.