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Lelbnitz & Newton. Bacon parcouruetoute la surface des connoissanceshumaines, il jugea les siécles passés ,Sc alla au devant des siécles à venir -,mais il indiqua plus de grandes chosesqiv’il n'en exécuta ; il construisitl'échafaud d’un édifice immense, Sclaissa à d'autres le soin de construirel'édifice. Leibnitz fut tout ce qufilvoulut être ; il porta dans la philoso-phie une hauteur ^intelligence digne
ces ideés que par l’étude des faits? On voít donc qu'Héroit nécessaire que Descartes se trompât, Cestl’abus des notions abstraites, c’est une fausse appli-cation de la Métaphysique à l’étude de îa nature quiJ*a égaré, comme elíe avoir égaré avant lui Pythagore,Aristote & Platon. Je ne finirai point cet article sansremarquer que Descartes est parti du même pointque Bacon , du doute général ou du renversementde toutes les idées anciennes. Mais tous deux ontpris des routes opposées ; l’un , celle des connois-sances acquises par les sens ; l’autre , celle desspéculations intellectuelles. Newton est venu, qui,averti par la logique de Descartes, a repris la routede Bacon ; & c’est aujourd’hui celle que l'on suit.dans toute l’Europe.