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famille le traiter avec mépris. Je voisson frere, dont tout le mérite peut-être étoit de partager son nom ; parleravec dédain cf un frere, qui, né Gen-tilhomme , s’étoit abaissé jusqu'à sefaire Philosophe ( q ), & mettre au
qu’il retira de son voyage. Ceux qui Pavoient ap-pelle, furent curieux de le voir, non pour l’entenclre&. profiter de ses lumières » mais pour connoître safigure. » Je m’apperçus, dit-il dans une de ses Lettres,-?> qu’on vouloit m’avoir en France, à peu près comme„ les grands Seigneurs veulent avoir dans leur mér.a-« gerie un éléphant, ou un lion, ou quelques autres?» animaux rares. Ce que je puis penser de mieux surm leur compte, ce fut de les regarder comme des gens,» qui auroient été bien aise de m’avoir à dîner chez„ eux; mais en arrivant , je trouvai leur cuisine en-, désordre , & leur marmite renversée >». Au reste ,il ne faut point omettre ici le juste éloge du auChancelier Seguier, qui distingua Descartes commeil le devoit , &. le traita avec le respect dû à unhomme qui honoroit son siecle A sa Nation.
( (j ) 11 s’en falloit de beaucoup que toute la famillede Descartes lui rendit justice , & sentît l’honneur*que Descartes lui faisoit. II est vrai que son peroPaimoit tendrement ; il Pappelloit toujours son cherPhilosophe. Mais le frere aîné de Descartes avoitpour lui très-peu de considération. Ses yarents , ditl'Jiistorien de sa vie, semblaient le compter yonryea-