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elle sourit un moment sur sa tombe *& courut dans Paris , où la renomméelui dénonçoit Corneille & Tu renne»
elle-même pendant le jour ; elte le soignoit durant le rnuits. M. de Chanut , qui venoit d’être malade , 8cencore à peine convalescent, se traînait souvent dan»sa chambre pour voir, pour consoler 8c pour soute-nir son ami. Ah ! c’est dans ces moments où tout nouséchappe, c’est alors que les soins de l’arnitié ont droitd’intéresser & d’attendrir. Descartes mourant, ser-roit, par reconnoissance,. les mains qui le servoient xmais ses forces s’épuìsoient par degrés, 8c ne pou-voient plus suffire au sentiment. Le soir du neuvièmejour, il eut une défaillance. Revenu un moment après,il sentit qu’il falloit mourir. On courut chez M. deChanut, il vint pour recueillir le dernier soupir 8c lesdernieres paroles d’un ami > mais il ne parloit plus.On le vit seulement lever les yeux au Ciel, commeun homme qui imploroit Dieu pour la derniere fois»En effet, il mourut la même nuit, le li Février , àciuatre heures du matin , âgé de près de cinquante-quatre ans. M. de Chanut , accablé de douleur, en-voya aussi-tôt son Secretaire au Palais, pour avertirla Reine, à son lever, que Descartes étoit mort iChristine , en rapprenant , versa des larmes. Ellevoulut le faire enterrer auprès des Rois, 8c lui éle-ver un Mausolée. Des vues de Religion s’opposerentà ce dessein. M. d* Chanut demanda 8c obtint qu'ikfût enterré avec simplicité dans un cimetière parmi