DE Descartes. ZI7
les mers avec lui ; elle ne cessa dele poursuivre , que lorsqu’elle vitentr'elle & lui un tombeau («). Alors
outrage. Il est vrai que Descartes est enfin justifié,’mais c’est après sa mort. J’ai tâché de rassembler estpeu de mots toutes ses qualités personnelles; il y asouvent des rapports entre Phomme & le Philosophe,qu’on est bien aise de saisir ; 8c quand il n’y en au~roit pas , les détails d’un homme célébré intéressentencore.
(«) Descartes fut attaqué > le 1 .Février 1650 , dela maladie dont il mourut. II n’y avoir pas plus daquatre mois qu’il étoit à Stockholm. II y a grandeapparence que sa maladie vint de la rigueur du froid,& du changement qu’il fit à son régime, pour se trou-ver tous les jours au Palais à cinq heures du matin.Ainsi , il fut la victime de sa complaisance pour laReine ; mais il n’en eut point du tout pour les Méde-cins Suédois qui vouloient le saigner. Messieurs , leurcrioit-il dans l’ardeur de la fievre, épargnes le sangfrançois. II se laissa saigner au bout de huit jours,mais il n’étoit plus 'temps ; l’inflammation étoit tropforte. II eut du moins, pendant sa maladie, la tristeconsolation de voir le tendre intérêt qu’on prenoit àsa santé. La Reine envoyoit savoir deux fois par jourde ses nouvelles. M. 8c Madame de Chanut lui pro-diguoient les soins les plus tendres Sc les plus offi-cieux. Madame de Chanut ne le quitta point depuissa maladie. Elle étoit présente à tout. Elle le servoiï
Descartes. K