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glans les droits réciproques duPrince & des Su-jets selon la justice & la vérité ? Par conséquentposer pour principe que les Princes ne peuventagir contre les loix , Se que tout ce qui s’enécarte , quoique fait fous leur nom, n’est ni leurvolonté ni leur ordre , ainsi que le reconnoïtCharlemagne; [«]. c’est établir qu’ils ne peuventmanquer à leurs paroles, contredire leurs pro-pres volontés, ni se trouver contraires à eux-mêmes. Qui osera violer les loix, si le PrinceIui-même les observe avec fidélité ? Qui oseramanquer aux devoirs qu’il doit au Prince & àl’Etat, conformément aux Loix ; si le Prince dé-clare ne pouvoir donner atteinte aux droits légi-times de ses Sujets établis par les loix, fans vio-ler la justice 8c la vérité qui font leur essence ?
Le Prince peut être trompé, parce qu’il esthomme ; mais , faites-y attention , Messieurs ,Pillusion ne dutfe qu’un rems. La vérité perceinsensiblement 8e parvient jufqu’au Trône. Que.l.è Roi vienne à reeonnoître qu’ón lui a fait punirdàns le premier Parlement du Royaume le plusinviolable attachement à la personne íàcrée, auKien public 8c aux loix de l’Etat ; de quel œilpourroit-il regarder dès Magistrats, qui au lieude l’avertir de la surprise faite à fa religion , feferoient servilement prêtés à la passion de ceuxqui l’ont surprise ?
Afpirez-vous a la véritable grandeur ? Aimez-Vous sincèrement la Religion 8c l’Etat? Voulez-Yous partager avec les Parlemens la gloire d’en
[«] Cap. t. j. p, J41. Omn'tm vohntas Régis est , utMnusqMísque homo smm legem plenittr habeat conserva -tam ; & fi aluni contra legem fattum efi , non efi. vo-lant tu sua , nec jujfio.
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