les uns ont persisté dant leur acceptation rehurive, &r les autres ont abandonné les explicationspours’en tenir inacceptation pure & simple. Quipeut nier que ces derniers ne soient visiblementen contradiction , d'abotd avec eux-mêmes >Sont-ils d’accord avec les premiers? Non, Mes-sieurs , leur opposition est manifeste. Les expli-cations admises par les uns limitent nécessaire-ment les propositions , & l’acceptation pure &simple des autres exclut- certainement toute limi-tation.. Les premiers à leur tour ne font pas plusd’accord avec le Pape qu'avec leurs Confrères,le S. Pere ayant constamment rejette, les expli*cations qui fervent de baze à leur acceptation.
Qu'en penfez-vous, Messieurs ; reconnoissez-vous dans cette bigarrure d'acceptations contra-dictoires , cette unité de langage qui a t toujourscaractérisé la voix de l'Eglise ? Pour nous, nousn'y appercevcns que désordre & confusion.
Si ces Evêques acceptans avoient. véritable-ment porté un jugement unanime avec le Papefur le sens des propositions, resteroit à examinersi leur jugement feroit libre, canonique, & con-forme à l'analogie de la foi, surtout après la ré-clamation authentique d'une partie considérabledu Clergé. MaisMessieurs, l’examen de cettequestion feroit ici très superflu -, car cette unitéce sentiment & de jugement <jui est absolumentnécessaire ponr-élevcr la Bulle. a.]a dignité de Ju-,gement de. l'Eglise universelle est absolumentimaginaire. La raison en est claire 5 le Pape aconstamment refuse de déclarer en quel sens ijavoir condamné les Propositions, & les Evêquesacceptans n’ont pas eu de révélation qui leur aitdécouvert ce que le S. Pere a voulu leur cacher,
S’il nous «toit permis, Messieurs^ if nous se'*