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rìle d'Embrun, ils répondent qu’on doit croired’une foi implicite, aes vérités indéterminées ;ou faisant leur thême en deux façons , qu’ondoit croire d’une foi vague &r générale, qu’iln’y a aucune"des propositions qui ne mérite quel-qu’une des qualifications. Quelle profondeur dejugement, croire d’une foi implicite , des véri-tés indéterminées ! Aussi cette unique réponsedes Acceptans à la question propofee a-1-ellecoûté vingt années de recherches & de réfle-xions à son auteur.
Nous en apellons à votre jugement, Messieurs,des vérités indéterminées , ou des vérités nondécidées, n’est-ce pas une seule & même cho-se ? Etre forcé d’avouer que la Bulle n’a décidéaucun dogme, en disent qu’eîîe ne présente ànotre foi que des vérités indéterminées, 8 c sou-tenir en même tems qu’elle est mr jugement dog-matique de l’Eglise universelle , n’est-ce pasavancer que l’Eglise universelle a prononcé unjugement doctrinal , fans avoir rien décidé furla doctrine qui fait l’objet de son jugement ? Ilétoit réservé à notre siécle de proposer à la vé-nération publique un jugement dogmatique fansdogmes décidés ; c’est-à-dire , de faire subsisterun être sans son essence. Un dernier trait par le-quel nous terminons l’examen de la forme de laBulle, c’est Messieurs , la violence qu’il est denotoriété publique qu’il a fallu faire à tous lesCorps pour essayer de les soumettre à son joug.Violence qui a commencé à fa naissance , quidure encore , & qui cause un ravage effroyabledans l’Eglise & dans l’Etat.
A peine la Bulle est - elle connue que LouisXIV. trompé par le Pere Tellier donne dès lerse Février 1714. des Lettres Patentes qui or-
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