•=> he servent de rien pour opérer Iá justice , mais■” ta foi qui opéré par la charité «j fid fides qut,ftr caritatem operatur, (a) Il elì donc certain quela foi qui justifie, n’opere la justice que parla charité. La foi peut opérer la connoiffancedes misteres, la distribution de tout son bien auxpauvres j mais dès qu elle n’opere pas par 1a cha-rité , c'est une foi informe & défectueuse ; avectout cela, dit l’Apôtre, si je n’ai point la cha-rité , je ne fuis rien , nihil fum , nihil mihi prodefi.
» La crainte n’arrête que la main , & le cœur» est livré au péché, tant que l’amour de la jus—y> tice ne le conduit pas. r> [ <í i. ]
Il n'y a peut-être pas un seul Docteur de l’E»ghíe qui n’ait enseigné en propres termes cett*vérité capitale dans i’ordre de la justification.
«Celui, dit St. Augustin, qui s'abstient dti«péché par la crainte du fuplice, & non|parm l’amour de la justice, n’est point délivré de la-- volonté de pécher ; car il est coupable dans-, fa volonté même , par laquelle il aimeroit-, mieux, s’il étoit possible , qu’il n’y eût point-, de châtimens à craindre-, -ahn de taire libre—ment ce qu’il désire dans le fond de son cœur.,, ln ipsâ voluntate rem est qttâ mallet , fi fierì pojset ,-, non ejse quoi liment , 8 ut libers facial qmd occulté», defiderat, -, (é)
,3 Dieu a pour agréable , dit S. Profper, I’in-nocence qui vient, non de la crainte du châ--> riment, mais de l’amour de 1a justice ; car ce-», lui qui ne s’abstient du mal que par 1a crainte ,», le commet dans fa volonté. Nam qui timoré nma, peccat , fila tttmen reus ejì volmtate. -, (c)
(a) GaUt, s. 6.
(b) De nat.&grat. e, 57. ». 67.
(c) Sentent. 117. C