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Cette proposition dans Punique sens dont SÍÎeest susceptible , renferme trois vérités certainesque tout Chrétien doit reconnoître.
U est certain que tout homme qui n'est pointéclairé des lumières de la foi, ne peut être que•dans les ténèbres, & qu’il n’en peut sortir quepar un rayon de cette divine lumière.
Il est certain que sans J. C. on ne peut être quedans {'égarement, puisque ce divin Sauveur ditqu’il est la voie, ego sum via , & que personnene peut aller à son Pere que par lui, nemo venkftd Ratrem nifi per me. («)
Il est encore certain que sans la charité on nepeut être que dans le péché, puisque celui quin’aime point, demeure dans la mort, qui non di'-V.gìt , manet in motte, (b) On peut avoir la foi fansla charité z mais cette foi séparée de la cstaritéest une foi morte qui n’empêche pas qu'on nesoit dans la mort du péché par jle violentent dapremier Commandement , qui ordonne la cha-rité avec toute la foi possible ; si je n’ai la cha-rité , je ne fuis rien, cela ne me sert de riçn,nihil mihi prode/ï. (c)
» La foi justifie quand elle opère ; mais elleji n'opere que par la charité. -- [*i.]
U s’agit de la foi justifiante , l’énoncé de laproposition le démontre, de cette foi dont l’A-pôtre dit : nous sommes justifiés par la foi, arbì-t r st mur jufiificarì bominem per fidem, (d) Or, selon lemême Apôtre, cette foi qui justifie, opéré parla charité. •« La circoncision ni l’incirconcision
(a) Saint Jean 14. g,
(b) S. Jean 14.
{c) Cor. 1 ?, z. & 3,
(d) Rom. z. 8.
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