lecteur, lequel sens est fixé par les expressionsqui la composent. Ces principes font du ressortdu sens commun & de la raison. On ne peuts’en écarter fans livrer tous les Auteurs Catho-liques à la malignité des esprits faux, & fans ou-vrir la porte à toutes sortes de divisions.
Or toutes ces propositions prises dans leursens propre &c naturel, expriment dans les pro-pres paroles de l’Ecriture & des Peres les véri-tés les plus importantes de la Religion ; véritésque PEglise a toujours crues & enseignées. Ce-pendant, concluent les Hérétiques, cette mêmeEglise parlant par la Bulle les condamne aujour-d'hui. Donc elle a varié dans fa foi.
Il n’y a, Messieurs, que ceux qui n’orlt pointpris de part à ce Jugement inique , qui puissentfermer la bouche aux Hérétiques-, & váftger l’E-glise outragée par leurs blasphèmes. Ils n’ontpour cela qu’un seul mot à leur-dire.
La Bulle n’est point un 'Jugement dogmati-que de PEglise universelle. Elle est un Jugementtrès-insorme du Pape, souscrit par les Evêquesfans connoissance de-eaufe, fans liberté, & fansqu’ils ayent fait ni pu faire , de concert avec lePape, la fonction de Juges; nous Pavons dé-montré. Donc vous avez tort d’attribuer à PE-glife ce qui ne convient qu’à la Bulle.
La Bulle n'est pas moins , Messieurs, pour leLibertin que pour P Hérétique, une occasion deblasphémer contre PEglise.
L’impiété resserrée dans des bornes étroitesavant la Bulle, se cachoit, & n’osoit paroïtreà visage découvert. S’il se trouvoit quelquesLibertins , le nombre en étoit petit, & la foiaujourd’hui prefqu’éteinte dans le plus grandnombre des Chrétiens, en inípiroit de Phorreur