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Lettre à messieurs de la chambre royale : augmentée d'une addition importante sur l'affaire du formulaire
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-tique peut le revendiquer, aussi bien que le Ca-tholique, 8c quil expose la soi des Fideles ? Voi-, Messieurs, ce que fait la Bulle , & ce quau-roit fait lEglise íi la Bulle étoit son ouvrage.

Mais les propositions rapportées ne font pointambiguës , elles font claires , 8c le prétendusens caché dans lesprit de hauteur, quandnauroit pas été démenti par hauteur même , estune pure chimere tant quil nest pas exprimédans la proposition ; ceít un être de raison , 8 cun phantôme qui ne peut jamais être hobjet d'u-ne censure raisonnable.

Les Acceptans ajoûteront-ils que les proposi-tions ont été condamnées dans le sens fixé parles Evêques de France dans leurs explications de1714 8c de 1710 , 8c non pas dans leur sens pro-pre 8c naturel ?

Mais on leur répondra que la Bulle condam-nant purement 8c simplement les propositions ,les Evêques de France ne peuvent prétendre neles avoir condamnées que dans le sens fixé parleurs explications, fans annoncer à tout lUni-vers que dans ce point essentiel il ny a donc nulaccord entre le Pape 8c eux. Il a (bailleurs étédémontré quil ny a jamais eu de concert entreles Evêques acceptans fur les explications de1714. 8c de 172.0. rejettées par les uns, admisespar les autres qui les ont ensuite abandonnées ,8c constamment réprouvées par le Pape.

Les propositions ont donc été condamnéespar la Bulle dans leur sens propre 8c naturel.r°. Parce que toute censure pure 8c simple tom-be nécessairement sur le sens naturel des propo-sitions. 2 0 . Parce qutine proposition telle quellesoit, ne peut jamais être responsable que du senspropre 8c naturel quelle présente aux yeux du

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