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des chiens muets qui ne sçauroient aboyer, &qui ne voyent que de vains phantômes ( « ). LeProphète parle-t-il des Pasteurs de son terns , ou.fait-il la peinture des Evêques de ce malheu-reux siécle, qui n’ont les yeux ouverts que pourvoir le double phantôme de la Bulle & du For-mulaire , & qui les ferment fur la conspirationgénérale qui se fait contre la Religion , & qui semanifeste par un infinité de Livres impies- Quelesprit de vertige !
Ne parle-t-ifpas de tous ces Evêques qui corp-noissant les vices de la Bulle, & rinjultice del’exaction du Formulaire, ne laissent pas de sou-tenir Pun & Pautre, pour ce qu’ils appellent ,l’honneur de b Episcopat qui voyent sans frayeur& lans jetter un seul cri, le bouleversement del’Eglife & de l’Etat ; qui voyent d’un œil secune partie de leurs Confrères le flambeau de ladiscorde à la main, allumer le feu du schisme auLquatre coins du Royaume , sens se mettre enpeine de l’étendre- Encore une fois, quel espritde vertige !
Est - il permis, dira quelqu’un , de parler desEvêques avec ausli peu de ménagement ? S’ilsfont coupables, la charité ne porte-t-elle pas àcouvrir leurs fautes ? Mais est-ií permis aux Evê-ques de concourir à former un schisme détesta-ble dans l’Etat ? Leur est - il permis de persécu-ter depuis quarante ans pour la Bulle, & depuiscent sens pour le Formulaire, des Catholiquesausquels ils ne peuvent reprocher aucune er-reur ? Et depuis quand la dignité & l’éminenced’un Etat, font - elles devenues des titres quidoivent mettre à l’abri d’une juste censure ceux
(<*) Isaïe. $. 6. iv.
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