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qui en abusent, sìirtout lorsque cet abus divisentfuneste à la Religion.
Les Jésuites & leurs adhérans, tous ces boutes-feux du Royaume, abuseront de la crédulité dessimples , en leur représentant l’accord formelou tacite des Evêques , comme la voix de Ì’E-glise qui ordonne les refus de Sacremens à ceuxqui ne fléchissent pas le genou devant la Bulleà le Formulaire, & nous garderons le silence iII est de la charité , nous dit-on, de couvrir lesfautes des Evêques. Certes ce seroit une étrangecharité que celle de concourir par un silence cri-minel , à faire regarder comme la voix de l’E-glise, la conduite schismatique des uns , auto-risée pat le silence affecté des autres. Non , ja-mais il ne fut de la charité de laisser déchirer l’u-nité de l’Eglise, & égorger îe troupeau de Jeíus-Christ fans oser s’en plaindre , ni faire connaîtrela main qui porte des coups si funestes , asm d’engarantir les Fidèles. Si le portrait que fait unPeintre est ressemblant, ce n’est pas ía faute s’ilest hideux , dit M. de Fleury fur une semblablematière.
Qu'une vingtaine d’Evêques favorisant le schis-me sous les enseignes de 1'-Archevêque de Parisle plus zélé de tous, combattent toutes les Loixdivines & humaines pour accréditer le fanatis-me , qu’au mépris des principes immuables dela jurisprudence du Royaume , ils veulent ad-mettre une notoriété de fait inconnue jusqu’àces jours de deuil, & qui deviendroit le prin-cipe fécond d’un brigandage affreux dans l’Etat,si elle y étoit tolérée -, qu’ils s’efforcent de per-suader aux ignorans que l’administration publi-que & extérieure des Sacremens n’intéreííe pasla police générale & le bien public, qu’ils nient