xl INTRODUCTION,
circonstance revient le produit des paris , il n’agarde d’y porter obstacle, et exige au contrairedes cautions pour chacun d’eux.
Nous l’avons dit, la loi écrite des Abyssins esttrès-bornée, et, en la majeure partie des cas,l’usage en tient lieu, aussi bien pour prononcer surle fond que pour diriger la procédure. Voici, à cedernier égard, une coutume qui est généralementen vigueur :
Aussitôt que l’on a un grief contre quelqu’un,on lie le bas de sa tunique à la sienne, et il ne peutla délier sans se déclarer coupable. On le conduitainsi devant le juge. S’il s’agit d’un criminel donton craigne les tentatives d’évasion, on l’attachepar une chaîne dont un bout est rivé à son poi-gnet , et l’autre bout à celui d’un domestique deconfiance. Le criminel est obligé de nourrir cedomestique ainsi lié à lui, et de le faire d’unemanière convenable, car celui-ci peut l’y con-traindre en serrant son rivet.
Nous verrons, quand nous parlerons de la fa-mille, ce critérium delà prospérité et des lumièresd’une société, cette pierre de touche de la civili-sation, nous verrons, dis-je, quelles garanties luioffre la loi abyssine. Il nous reste maintenantà apprécier l’organisation militaire de ce peuple,après quoi nous dirons quelques mots de la ques-tion financière, qui se résume et se circonscrit,