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Tome premier.
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EN ABYSSINIE.

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résolues que fort avant dans la journée, ce qui nousobligea à passer une nuit de plus à Ouahabit.

Après avoir traversé un pays inculte, montagneux, serpente le ruisseau Ongouaye, qui se jette dans leMareb , nous gravîmes une haute chaîne qui nous con-duisit au district dEguela, nous passâmes la nuit.

Le lendemain, après avoir tour à tour monté et des-cendu , nous vînmes camper près de la rivière de Bê-lasse, qui était alors presque à sec. Le village de Loggotenous envoya du lait, du beurre, du miel, une chèvre,et nous tuâmes la vache que les habitants de Ouahabitnous avaient donnée. Les Abyssins, suivant leur cou-tume, la dépecèrent en morceaux, qui furent étalés surla peau de lanimal dans leur ordre dimportance; puiscelui de nos domestiques qui remplissait les fonc-tions de maître dhôtel vérifia sil ne manquait aucunepièce, et, après avoir pris ce quil jugeait convenablepour nous, livra le reste aux porteurs, qui se jetèrentdessus, et mangèrent cette viande crue avec une vora-cité qui me fit lever le cœur.

La plaine de Belasse est dun terrain léger lonne sème guère quune espèce de pois appelée chim-bera ; les acacias épineux sy montrent en grandnombre. Cette plaine est aussi renommée pour lesbêtes féroces.

Notre halte suivante fut à la rivière de Tserana, dansun endroit plein de verdure et dombrage. Derrièrenous se trouvaient des maïs encore debout; aussi avait-on élevé, au milieu des champs, une espèce dam-phithéâtre, du haut duquel un homme, armé dune