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Tome premier.
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EN ABYSSINIE.

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cune trace de végétation herbacée. Nous arrivâmes en-fin en vue du village de Hava, juché sur une colline ro-cailleuse et escarpée. Après avoir fait reposer pendantquelques instants nos mules, nous montâmes à lesca-lade par un chemin que semblait encore rendre plusétroit et plus roide une chaleur de 30°. Mais arrivésau sommet, nous fûmes rafraîchis par une légèrebrise, et plus encore par le lait et la bière que nousoctroyèrent généreusement les habitants. Nous ne lesquittâmes pas sans leur faire un cadeau. Notre étapesuivante nous conduisit au village dAssine, qui estassez considérable et domine un pays très-fertile. De nous apercevions le pays de Goura dans une richeplaine qui sétendait jusquaux montagnes de l 1 Amas-cène, à louest, et limitait au sud une vallée déserteraversée par le Mareb . Cest auprès dAssine que jevis pour la première fois des amandiers sauvages.

Nous nous trouvions alors dans une contrée ilest urgent de veiller aux bagages avec les plus grandssoins, car la population rapace des Chohos sy est in-tercalée. A la halte suivante, nous en vîmes venir ànous quelques-uns pour nous vendre du miel et dulait : ils voulurent nous faire payer vingt livres demiel environ un thaler, ce qui est en Abyssinie unprix vraiment exorbitant. Ce jour-, vers les deuxheures, nous vîmes venir à notre rencontre M. Coffin,le compagnon de Pearce. On sait que ces deux An­ glais , venus à la suite de M. Sait, en 1809, sétaientétablis dans le pays. M. Pearce, qui joue un certainrôle dans la relation de M- Sait, était mort depuis