CHAPITRE TRENTE ET UNIÈME.
SOMMAIRE.
Vue prise de la montagne de Goubardjia. — Rencontre de deux habi-tons du Choa : nous faisons route avec eux.— Musulmans de OuaréKallo. — Une querelle dans notre camp. — Sirba. — Je manque deme perdre dans une fondrière. — Berberi Ouaha, source thermale.—I.e moufti de Ouarteille. — Arrivée au lac Aïk. — Passage à l’ile N'e-goudgoade. — Nous transportons notre station à Estelna. Ruinesdouteuses. — Départ précipité. — Bonne hospitalité. — Cossaro. —Vue de la vallée Ouaré Kallo. — Stratagème pour éviter Beurou Lobo.— La rivière Borkenna. — Imprudence. — Nous sommes poursuivispar les Gallas. — Arrivée à temps à la frontière du Choa .
Au sortir de Oualdia, nous traversâmes deux fois leruisseau de Chélé, qui coule vers l’est en serpentant.Après une heure de marche, nous déposâmes nos ba-gages dans un hameau du district de Goubal Afto, etnous nous mîmes à gravir la montagne de Goubardjia,qui est élevée de 500 mètres au-dessus du ruisseau deChélé. Le sommet est un plateau hoisé où l’on trouve desgenévriers qui atteignent jusqu’à 30 mètres de hau-teur; nous en vîmes plusieurs qui étaient entièrementdépouillés de leurs feuilles, et carbonisés de la cimejusqu’au pied, probablement par l’action de la foudre.Ce plateau est assez riche en cultures et en villages.