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Tome deuxième.
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VOYAGE

2.ï8

il donnait ses soins de médecin. Je mempressai moi-même daller offrir mes hommages à cette dame, quime reçut très-gracieusement. A peine étais-je rentréchez moi que je vis arriver une de ses soubrettes,qui avait ordre de se mettre à ma disposition pourtout ce qui pouvait mêtre nécessaire. Je nabusai pasde pouvoirs aussi étendus, et je me contentai de de-mander un souper moins épicé que ne le sont commu-nément ceux du Choa. Le soir venu, nous ne man-quions pas desujetsde conversation, et lorsque jeus finide narrer au docteur la guerre des Gallas, lui-mêmeme raconta ce qui sétait passé en mon absence. Nayantemmené avec moi que quatre de nos gens, afin de nepas être embarrassé pour leur subsistance, mon collabo-rateur avait eu la charge de maintenir lordre parmi lereste, trop nombreux et trop bien nourri chez loizoroTekoukoule pour quil fût facile den avoir raison.Dailleurs un autre brandon de discorde, lamour, nonmoins funeste que lintempérance, sétait mêlé de lapartie. On a vu plus haut quà la suite dune querelle,Téclo, un de nos domestiques, avait cassé le bras àune servante : après cet événement, un autre, nomméOuorké, qui avait pris chaudement le parti de lafemme, en était devenu vivement amoureux et lavaitépousée. Mais par un de ces caprices féminins dont lebeau sexe européen na pas seul le secret, quelquesjours après son mariage, Trongo (cétait le nom de laservante) séprit à son tour de celui qui lavait si fortmaltraitée. Bientôt on la vit chaque soir venir laverles pieds de Téclo, et comme elle remplissait les