F R E F A C E.
tsculier la nature des plantes, celle des ani-maux , & fur tout celle de l’homme - ,. asin.qu’on soit capable par après de trouver lesautres sciences qui lui font utiles. Ainsi toutela Philosophie est comme un arbre, dont lesracines font la Métaphysique , le tronc est /aPhysique,. & les branches- qui sortent dece tronc font toutes les autres sciences qui-fe réduisent à trois principales, à fçavoit laMédecine, la Mechanique Sc la Moralesjfentens la plus haute & la. plus parfaiteMorale, qui présupposant une entiere con-noiífance des autres sciencesest le dernier,degré de la Sagesse.
Or comme ce c’est pas des racines, ni dutronc des arbres qu’on cueille les fruits,mais seulement des extrémités de leurs bran,-ches , ainsi la principale utilité de la Philoso-phie depend de celles de ses parties qu’on nepeut apprendre que les dernieres. Mais bienque je Jes ignore presque toutes, le zele quej’ai toujours eu pour tâcher de rendre ser-vice au Public, est cause que je fis imprimée,d y a dix ou douze ans quelques essais des-choses qu’il me fembloit- avoir apprises. La<premiere partie de ces essais fut un Discourstouchant la Méthode pour bien conduire fasaison, Sc cherclier la vérité dans les Scien-ces , oiv je mis sommairement les principales,negles dé la Logique , & d’une. Morale impar-te.» qu’on peufesuivre par provision, gen-