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me paroît aussi conforme aux vrais principes denotre révolution. Sans les circonstances actuelles,qui me semblent leur donner un grand prix,elles ne seroient jamais sorties de mon porte-feuille. Je conservois ces premiers jets des penséesd’un grand homme comme un legs de l’amitié,qui ne devoit avoir d’autre usage que de merappeler des souvenirs qui me sont chers, et desconversations dont le bien public étoit l’objet.
L’amour des hommes étoit le caractère parti-culier de la philosophie d’Helvétius. Toute es-pèce d’amour-propre d’écrivain le cédoit en luià sa passion pour la vérité. Il ne recherchoitquelle ; c’étoit elle seule qu’il n’eût jamais sa-crifiée à l’éclat des systèmes, aux intérêts del’amitié , ni même à sa propre gloire.
On verra combien il l’aimoit, par deux lettresque je joins ici, et qu’il écrivoit, l’une à Mon-tesquieu , l’autre à Saurin, après avoir eu le ma-nuscrit de l’Esprit des lois entre les mains pour endire son avis au président.
Je donne ces deux lettres telles qu’elles furentimprimées en 178g, avec l’avertissement quej'avois placé à la tête, et que l’on a mis en notedans cette édition. Leur lecture fera connoîtreaussi le motif qui m’engagea dans le temps à lesfaire paroître. Il étoit alors question à l’assembléeconstituante de l’établissement des deux chambres.
Je le répète, les lettres et les notes d’Helvétiusne seroient jamais sorties de mon porte-feuille,si je n’avois consulté que la réputation de mon