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Tome premier.
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robins ne sont en état ni de vous lire, ni de vousjuger. Quant aux aristocrates et à nos despotesde tout genre , s’ils vous entendent, ils ne doiventpas trop vous en vouloir ; c’est le reproche quej’ai toujours fait à vos principes. Souvenez-vousqu’en les discutant à la Bréde je convenois qu’ilss’appliquoient à l’état actuel ; mais qu’un écrivainqui vouloit être utile aux hommes devoit pluss'occuper de maximes vraies dans un meilleurordre de choses à venir, que de consacrer cellesqui sont dangereuses , du moment que le pré-jugé s’en empare pour s’en servir et les perpétuer.Employer la philosophie à leur donner de 1 im-portance, c’est faire prendre à l’esprit humain unemarche rétrograde , et éterniser des abus quel’intérêt et la mauvaise foi ne sont que trop habilesà faire valoir. L’iclée de la perfection ne fait àla vérité qu’amuser nos contemporains ; mais elleinstruit la jeunesse et sert à la postérité. Si nosneveux ont le sens commun, je doute qu’ils s’ac-commodent de nos principes de gouvernement,et qu’ils adaptent à des constitutions, sans doutemeilleures que les nôtres , vos balances compli-quées de pouvoirs intermédiaires. Les rois eux-mêmes, s’ils s’éclairent sur leurs vrais interets,(et pourquoi ne s’en aviseroient-ils pas?) cher-cheront, en se débarrassant de ces pouvoirs , àfaire plus sûrement leur bonheur et celui de leurssujets.

v\u lieu qu’en'Europe, aujourd’hui la moinsfoulée des quatre parties du monde , qu’est un