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forcé d’entendre les cris de son peuple arrivésjusqu’à lui. S'il n’y remédie promptement , lachute de l’empire est prochaine. Il peut êtr^averti trop tard que ses courtisans l’ont trompé.
Yous voyez que par intermédiaires j’entendsles membres de cette vaste aristocratie de nobleset de prêtres dont la tête repose à Y’ersailles, quiusurpe et multiplie à son gré presque toutes lesfonctions du pouvoir par le seul privilège de lanaissance, sans droit, sans talent, sans mérite,et retient dans sa dépendance jusqu’au souverain,qu’elle sait faire vouloir et changer de ministresselon qu’il convient à ses intérêts.
Je finirai, mon cher président, par vousavouer que je n’ai jamais bien compris les sub-tiles distinctions, sans cesse répétées , sur les dif-férentes formes de gouvernement. Je n’en con-nois que de deux espèces , les bons et les mau-vais : les bons, qui sont encore à faire ; les mau-vais, dont tout l’art est , par différents moyens,de faire passer l’argent de la partie gouvernéedans la bourse de la partie gouvernante. Ce queles anciens gouvernements ravissoient par la guerre,nos modernes l’obtiennent plus sûrement par lafiscalité. C’est la seule différence de ces moyensqui en forme les variétés. Je crois cependant àla possibilité d’un bon gouvernement, où , laliberté et la propriété du peuple respectées , l’onverroit l’intérêt général résulter, sans toutes vosbalances, de l’intérêt particulier. Ce serait unemachine simple , dont les ressorts, aisés à diriger,