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que des moyens par lesquels ort peut nous obligerde le remplir ; de la perfection métaphysique deslois, que de celle dont la nature humaine les rendsusceptibles ; des lois qu'on a faites, que de cellesqu’on a dû faire ; des lois d’un peuple particulier,que de celles de tous les peuples. Ainsi, en secomparant lui-même à ceux qui ont couru avantlui cette grande et noble carrière, il a pu dire ,comme le Corrège, quand il eut vu les ouvragesde ses rivaux: El moi aussi , je suis peintre a .
Rempli et pénétré de son objet, l’auteur del’Esprit des lois y embrasse un si grand nombrede matières , et les traite avec tant de brièvetéet de profondeur, qu’une lecture assidue et mé-ditée peut seule faire sentir le mérite de ce livre.Elle servira sur-tout, nous osons le dire, à fairedisparoître le prétendu défaut de méthode dontquelque lecteurs ont accusé M. de Montesquieu;avantage qu’ils n’auroient pas dû le taxer légère-ment d’avoir négligé dans une matière philoso-phique et dans un ouvrage de vingt années. Ilfaut distinguer un désordre réel de celui qui n’estqu'apparent. I.e désordre est réel quand l’ana-logie et la suite des idées ne sont point observées;quand les conclusions sont érigées en principes,ou les précèdent ; quand le lecteur , après desdétours sans nombre, se retrouve au point d’où ilest parti. Le désordre n’est qu’apparent, quand
a On trouvera à la suite de cet éloje, l’analyse de l'Esfrhdes loii, par le même auteur.
l’auteur,