Band 
Tome premier.
Seite
56
JPEG-Download
 

( 56 )

pnMics de Londres un article en son honneur,article digne de l’un et de l’autre : c’est le por-trait d’Anaxagore tracé par Périclès a . L’académie

a Voici cet éloge en anglais, tel qu’on le lit dans la gazetteappelée Evening-post, ou poste du soir:

On the ioth of tliîs month, died at Paris, universally andsinccrely regretted, Charles Secondât, baron of Montesquieu, andpresident à mortier of the parliament of Bourdeaux. Hisvirtuesdid hononr to human nature, his writings to justice. A friendto mankind, he asserted their undoubted and inaliénable rights,with freedom, even in his own cotmtry, whose préjudices inmattcrs of religion and governmcnt he had long lamented, andendcavoured (not without sorae sttccess) to rcmove. He wellknew , and justly admired, the happy constitution of thiscountry, where Hxed and known laws equally restrain inonarchyfrom tyranny, and liberty fiom licentiousness. His Works willillustrate his tiame , and survive him as long as right reason,moral obligations, and the truc spiril of iaws, s'nall he under-stood , respected and maintained. C’est-à-dire :

Le 10 de février est mort à Paris, universellement et sin-cèrement regretté, Charles de Secondât, baron de Montesquieu,président à mortier au parlement de Bordeaux. Ses vertusont fait honneur à la nature humaine, et ses écrits à la légis-lation. Ami de l’humanité, il en soutint avec force et avecvérité les droits indubitables et inaliénables; et il l’osa dansson propre pays, dont les préjugés, en matière de religion etde gouvernement, ont excité pendant long-temps ses gémisse-ments. Il entreprit de les détruire ; et ses efforts ont eu quel-ques succès. ( Il faut se ressouvenir que c’est un Anglais quiparle.) Il connoissoit parfaitement bien et admiroit avec justicel’heureux gouvernement de ce pays, dont les lois, fixes etconnues , sont un frein contre la monarchie qui tendroit à latyrannie , et contre la liberté qui dégénéreroit eu licence. Ses